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La mammographie


Le médecin radiologue est juge de l’utilité de cet examen qui doit répondre au problème diagnostique que se pose votre médecin. Toutefois, il se peut que cet examen ne donne pas toutes les réponses.

Il est indispensable de vous munir de vos anciens examens pour une comparaison et de respecter les recommandations.


La radiographie utilise des rayons X

En matière d’irradiation des patients, aucun risque n’a pu être démontré chez les patients compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum la zone examinée. A titre d’exemple, un cliché simple correspond en moyenne à l’exposition moyenne naturelle (soleil) subie lors d’un voyage de 4 heures en avion.


Toutefois, pour les femmes enceintes, des précautions doivent être prises systématiquement : c’est pourquoi il est important de signaler si vous pouvez être dans ce cas.


De quoi s’agit-il ?

L’exploration radiologique du sein la plus courante est la mammographie. Celle-ci peut être associée à une échographie et à une ponction.


Qu’est-ce qu’une mammographie ?

La mammographie est une radiographie des seins.

Elle utilise des rayons X. En matière d’irradiation des patients, aucun risque n’a pu être démontré compte tenu des faibles doses utilisées et des précautions prises pour limiter au strict minimum la zone examinée. Toutefois, pour les femmes enceintes, des précautions doivent être prises systématiquement : c’est pourquoi il est important de signaler si vous pouvez être dans ce cas.

L’examen de dépistage comporte une mammographie de base. Entre 50 et 74 ans, cet examen peut être réalisé dans le cadre du programme de dépistage national généralisé en France. Tous les deux ans, la caisse d’assurance maladie adresse à la patiente un document de prise en charge pour réaliser la mammographie gratuitement.

L’examen diagnostique est réalisé lorsqu’une anomalie a été détectée au cours de l’examen de dépistage ou lorsqu’une anomalie dans le sein (douleur, écoulement du mamelon, rougeur de la peau, palpation d’une « boule » dans le sein, etc.) a été découverte par la patiente ou par son médecin traitant.


Dans tous les cas cet examen sera réalisé selon une technique numérique fait appel à un ordinateur pour la lecture et le traitement de l'image mammographique.


Qu’est-il nécessaire de faire avant une mammographie ?

Prendre un rendez-vous. Une mammographie est réalisée en première partie du cycle menstruel (idéalement entre le 8ème et le 12ème jour après le début des règles). Les seins sont à ce moment-là plus faciles à examiner et moins douloureux. Aucune préparation n’est nécessaire avant une mammographie. Le jour de l’examen, il est demandé de ne pas appliquer de produits cosmétiques sur la peau (crème, lait de toilette, parfum, talc) et de ne pas mettre de bijoux. Ces précautions permettent d’obtenir des images mammographiques de qualité. Porter une robe n’est pas toujours adapté : habillée avec un haut et une jupe ou un pantalon, la patiente sera plus à l’aise. Il n’est pas utile d’être à jeun ni de suivre un régime particulier. Si la patiente prend des médicaments, elle doit en informer le radiologue.


Le jour de l’examen, apporter ses documents administratifs : carte vitale et son attestation, pièce d’identité, papiers de prise en charge à 100 % si c’est le cas et de la mutuelle. Les patientes venant de l’étranger et appartenant aux pays de la Communauté européenne doivent se munir du formulaire E112. Pour les patientes venant de pays n’appartenant pas à la Communauté européenne, il est demandé une avance des frais. Le coût moyen de la mammographie est de 66 €. En fonction de la situation sociale de la patiente, la prise en charge de l’examen est totale ou partielle.


Apporter toutes les mammographies et les autres documents radiologiques mammaires (échographie*, IRM*) ainsi que les résultats d’examens concernant les seins (prélèvements*, biopsies*, comptes rendus de chirurgie). Ces documents permettent de suivre l’évolution de l’aspect du sein qui est propre à chaque femme. Si le radiologue repère une anomalie sur les nouvelles mammographies, l’analyse de ces documents peut l’expliquer et éviter ainsi des examens plus approfondis.


Signaler au radiologue les opérations chirurgicales réalisées au niveau des seins. En effet, l’image radiologique peut être modifiée par les interventions, alors que les cicatrices ne sont pas toujours visibles sur la peau. Si la patiente porte des prothèses mammaires, elle doit penser à le signaler lors de la prise du rendez vous.


Comment se déroule une mammographie ?

Après avoir signalé son arrivée à l’accueil, la patiente sera dirigée vers la salle d’attente. L’équipe médico-technique s’efforce de limiter l’attente en apportant un soin particulier au respect des horaires. Toutefois, il existe des imprévus qui peuvent désorganiser le planning et prolonger l’attente de la patiente. Une manipulatrice de radiologie* recueille la lettre du médecin et les anciennes mammographies. Elle conduit la patiente dans la salle de radiologie et lui explique le déroulement de l’examen. La manipulatrice de radiologie positionne la patiente correctement contre l’appareil. La mammographie est réalisée en position debout, torse nu. Pour obtenir une analyse de bonne qualité et voir le sein dans sa totalité, chaque sein est successivement comprimé entre deux plaques (une compression insuffisante peut empêcher de déceler une anomalie). La sensation de compression du sein n’est pas très agréable pour certaines femmes, mais cela ne dure que quelques secondes. Il existe une sécurité qui limite la pression maximale du sein. Afin de mieux examiner le sein, plusieurs photos (ou clichés) sont réalisées sous différents angles. La mammographie dure en moyenne 10 à 15 minutes, sauf si des clichés supplémentaires ou d’autres examens complémentaires doivent être réalisés, auquel cas, elle dure plus longtemps.


Résultats de la mammographie

Après la mammographie, le radiologue analyse les clichés, interroge la patiente et réalise un examen clinique*. Il examine l’aspect de la peau et du mamelon, il palpe les seins et recherche des ganglions anormaux. Dans certains cas, le radiologue demande des clichés supplémentaires pour analyser une zone difficile. Il n’est pas possible de donner d’emblée un diagnostic définitif : la mammographie permet de voir qu’il existe une anomalie dans le sein, mais elle ne permet pas de déterminer avec certitude s’il s’agit ou non d’un cancer. D’autres examens complémentaires sont nécessaires pour établir le diagnostic : échographie* mammaire, prélèvements* ou IRM* mammaire.

Le radiologue donne oralement les résultats de l’examen à la patiente. Les clichés sont remis à la patiente. Il est important que la patiente conserve soigneusement les clichés mammographiques et le compte rendu dans la même pochette. Ils seront utiles lors des prochains examens. Un compte rendu est également adressé au médecin choisi par la patiente. La patiente ne doit pas hésiter à poser toutes les questions qui la préoccupent à l’équipe médicale.


Cas particuliers

Certaines femmes ont un risque plus important de développer un cancer du sein. La mammographie de dépistage est alors annuelle. C’est le cas : - lors de prédispositions génétiques au cancer du sein, prédispositions mises en évidence par une consultation d’oncologie génétique* - après un traitement d’un cancer du sein, lors de la surveillance du sein traité (recherche d’une récidive locale), ainsi que lors de la surveillance de l’autre sein (recherche d’un éventuel second cancer). Dans certaines conditions, la mammographie est moins performante (adolescente, jeune femme, allaitement). On a alors recours à une échographie mammaire.


Qu’est ce qu’une échographie?

Il s’agit d’une exploration totalement indolore et non irradiante utilisant les ultrasons ; elle peut apporter des informations supplémentaires de grande importance. Elle permet très facilement de faire la différence entre la nature liquide ou solide d’un nodule et d’avoir une bonne orientation diagnostique.

Il arrive que l’échographie soit prescrite isolément chez la jeune fille ou chez la jeune femme lorsqu’une anomalie apparaît durant la grossesse ou l’allaitement.

Le Pôle santé et les cabinets du groupes sont agréés pour la mammographie numérique faible dose par l’ADCN, le contrôle externe de qualité est réalisé par la société AMTECH.

Les radiologues et les manipulateurs ont bénéficié de formations spécifiques à la réalisation et à l’interprétation des images mammographiques numériques FORCOMED


A-t on besoin d’un cache thyroïde pour la mammographie?

Contrairement à une affirmation erronée de plus en plus répandue, l’utilisation d’un cache-thyroïde n’est pas nécessaire lors d’une mammographie! Non seulement la dose transmise à la thyroïde est extrêmement faible lors d’une mammographie, mais la précision exigée pour la qualité et la conformité des images du sein rend préférable de ne pas utiliser de cache-thyroïde. Celui-ci risque de masquer des parties importantes du sein et causer une reprise d’examen, ce qui finalement, doublerait la dose reçue. Par conséquent, les bénéfices de l’examen sans cache-thyroïde dépassent largement les risques de cancer de la thyroïde induit par irradiation.

Or, de nombreuses études indiquent que le cache-thyroïde n’est pas recommandé pour la mammographie. Lors de cet examen, la principale glande exposée aux radiations est la glande mammaire (sein). Celle-ci reçoit environ 4 mGy (1) par examen. Il est important de savoir que la glande thyroïde n’est pas exposée directement aux radiations lors d’une mammographie. Par conséquent, la glande thyroïde reçoit seulement 0.03mGy par examen. Avec l’utilisation d’un cache-thyroïde, le risque de reprise d’image avec irradiation supplémentaire est relativement élevé puisque le tissu mammaire peut être masqué par celui-ci et faire en sorte de manquer un cancer. Par conséquent, la technologue devra reprendre l’image ce qui fera en sorte de doubler la dose de radiation à la glande mammaire (sein).

Sachant que la glande mammaire est beaucoup plus radiosensible que la glande thyroïde, une reprise d’examen, en raison de l’utilisation d’un cache-thyroïde, comporte plus de risques pour la patiente de développer un cancer radio-induit sur la vie entière que de recevoir une dose indirecte à la glande thyroïde.

Lien internet mammographie et cache thyroïde

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